Pinocchio

Pinocchio - Prisonnier dans le ventre d'une baleine

Il était une fois un menuisier qui s'appelait Geppetto. Dans un morceau de bois doué de parole, il sculpta un jour un pantin et l'appela Pinocchio. Or le pantin prit vie et se retrouva bien vite mêlé à de nombreuses aventures. À chaque fois que Pinocchio prononçait un mensonge, son nez s'allongeait.  

Un jour que Pinocchio nageait en pleine mer, une baleine apparut devant lui, la mâchoire grande ouverte. À la vue de ses énormes dents, Pinocchio tenta de se sauver, mais la baleine le rattrapa et l'avala tout rond. Lorsqu'il arriva dans l'estomac de la baleine, Pinocchio était dans le noir le plus complet. Le souffle qui s'échappait des poumons de l'animal frappait Pinocchio en plein visage, lui faisant l'effet d'une tempête. La baleine en effet, était asthmatique. Alors qu'il appelait à l'aide, Pinocchio entendit la complainte d'un gros thon résigné qui n'attendait plus que d'être digéré. Pinocchio chercha un moyen de s'enfuir.

Il aperçut une lumière et s'en approcha. C'était la flamme d'une bougie qui brillait dans une bouteille en verre placée sur une table bien mise. Un vieil homme y était assis. Pinocchio poussa un cri de joie en reconnaissant son père, le bon Geppetto. Il survivait depuis deux ans dans le ventre de la baleine, qui avait avalé avec lui tout un navire de commerce chargé de boîtes de conserve de viande, de biscottes, de vin, de bougies et d'allumettes. Pinocchio le convainquit de fuir avec lui en refaisant le chemin en sens inverse et en passant par la gueule de la baleine.

La bougie à la main, Pinocchio lui montra le chemin. Au bout de quelques temps, ils arrivèrent dans l'immense gorge de la baleine. De là où ils se trouvaient, Pinocchio apercevait le ciel étoilé au travers de la mâchoire écartée de l'animal. Son cœur étant déjà bien mal en point, la vieille baleine, en effet, dormait la gueule ouverte. Pinocchio et Geppetto grimpèrent sur la pointe des pieds le long de la gorge et de la langue de la baleine, pour ne pas la réveiller. Prenant appui sur ses dents, ils sautèrent dans les flots. Le gros thon, qui les avait suivis, en fit autant. Ils nagèrent aussi vite qu'ils le purent et furent bientôt en sécurité.