Blühendes Barock Ludwigsburg FR > Le jardin des contes > Conte de fées version courte > Le loup et les sept chevreaux (Der Wolf und die sieben Geißlein)

Le loup et les sept chevreaux

Le loup et les sept chevreaux - Cela grogne, cela cogne, au fond de mes os !

Il était une fois une chèvre qui avait sept chevreaux. Un jour, elle voulut aller dans la forêt pour trouver quelque chose à manger. Elle rassembla ses sept chevreaux et leur dit : « Soyez prudents et ne laissez entrer personne quand je serai partie. Méfiez-vous du loup. S'il entre dans la maison, il ne fera de vous qu'une bouchée. Vous le reconnaitrez à sa voix rauque et à ses pattes noires. »

À peine fut-elle partie que le méchant loup s'approcha et frappa à la porte. Les sept chevreaux le reconnurent immédiatement à sa voix rauque et à ses pattes noires. Alors le loup avala un morceau de craie pour rendre sa voix plus douce. Lorsqu'il frappa à nouveau, les chevreaux le reconnurent encore à ses pattes noires et ne le laissèrent pas entrer. Le loup plongea alors ses pattes dans un pot de farine et frappa une nouvelle fois. « Ouvrez-moi, c'est moi, votre mère qui vous rapporte quelque chose à manger » susurra-t-il d'une voix douce. Cette fois-ci, les chevreaux se laissèrent abuser et ouvrirent la porte. Lorsqu'ils virent le loup, ils prirent peur et se cachèrent du mieux qu'ils purent. Mais le loup en trouva six et les mangea. Le septième, qui s'était caché dans la pendule, survécut.

orsque la chèvre rentra chez elle, elle découvrit le dernier chevreau dans la pendule et le libéra. Il lui raconta ce qui était arrivé. Voyant le loup endormi dans la prairie qui s'étendait devant la maison, la chèvre prit de long ciseaux et lui ouvrit le ventre. Les six chevreaux, sains et saufs, sortirent d'un seul bond de l'estomac du loup. Avant de le recoudre, la chèvre remplit le ventre du loup avec de lourdes pierres.

À son réveil, le loup avait très soif et voulut aller au puits. Dans son ventre, les pierres s'entrechoquaient et le loup s'écria : « Cela grogne, cela cogne, au fond de mes os ! » avant de se pencher au-dessus du puits. Mais les pierres lui firent perdre l'équilibre et il tomba tout au fond, la tête la première. De joie, les sept chevreaux et leur mère dansèrent et chantèrent autour du puits.